Note biographique

Léon Lafage est né en 1874, à Saint-Vincent-Rive-d'olt, chez les Cadourques...

img_2388"C'est le vallon de Saint-Vincent, verdoyant au milieu de coteaux de pierrailles peuplés de genévriers à grives et de chênes truffiers, rapiécés de carrés de vignes, qui l'a surtout marqué"... / ... 

Léon Lafage fréquentait d'abord l'école du village, les petits paysans en sabots, avant de suivre, à Cahors, les cours du lycée, hanté par l'ombre familière de Gambetta. C'était un lieu propice au rêve, de même que les rues cadurciennes, mystérieusement sarrasines, ou les bords du Lot, dont les eaux reflètent l'image de Marot.
Le baccalauréat en poche, il écrivait déjà dans les journaux de la région avant d'être attiré par Paris. S'étant procuré une carte de critique dramatique au Réveil du Lot, Léon Lafage ne sortait guère du café que pour aller au théâtre !
Il entra ensuite au Ministère de la Justice, partageant alors son temps entre l'administration et ses occupations littéraires.

Après la seconde guerre mondiale, Léon Lafage regagne Paris avec une activité littéraire réduite. La disparition de son épouse, en 1952, le plonge dans un serein repli. Le 9 mars 1953, Léon Lafage décède entouré de ses enfants.

Ses publications
Encore étudiant, Léon Lafage avait publié dans la Revue hebdomadaire son premier conte. Puis, des contes et des nouvelles au supplément du Petit Parisien.
Une rencontre déterminante : Bernard Grasset, "un homme qui n'est pas de ceux qui perdent leur temps dans leur vie"!
Il lui remet le manuscrit de la Chèvre de Pescadoire. A l'origine, un personnage authentique : Pescadoire, un grand-oncle de Lafage, ancien lieutenant aux zouaves pontificaux, aventurier, mène paître, sur ses vieux jours, une chèvre.
Le succès de La Chèvre de Pescadoire incite Grasset à demander à Lafage de composer un roman : Par aventure.

Si les contes du premier recueil, rhodaniens ou quercinois, étaient essentiellement méridionaux, avec la publication du Bel Ecu de Jean Clochepin (1911), c'est un "livre du Querci" qu'offrit Léon Lafage.


1921 : publication du second roman Les Abeilles mortes, l'histoire d'un gentilhomme quercinois, Antoine d'Izarn, qui hérite d'un vieux castel plein de cachettes, où son père a dissimulé son or.
1926 : 3e roman, Bottier-Lampaigne, est une truculente satire du monde politique.
1927 : La felouque bleue regroupe 25 contes galants, ironiques. imgp2524b

1931 : Le Fifre de buis
1933 : Le pays de Gambetta
1940 : La Rose de cuir, son dernier recueil de contes

 Source : André MOULIS, Léon Lafage, écrivain du Quercy, Ed. Coueslant, Cahors, 1959

Aujourd'hui encore la commune de Saint-Vincent-Rive d'Olt rend hommage à l'enfant du pays. En vous promenant, vous pourrez découvrir le buste en bronze du poète occitaniste. Il est signé du sculpteur René Fournier et a été déposé en 1958 sur la place de l'église, en face de la mairie et à proximité immédiate du Monument aux morts.

" Le Lot dont les eaux mirent tant de castels et de fiers chefs-lieux... ces fins peupliers de Querci, beaux comme des odes, dont chaque feuille porte une étincelle."

 

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